Peut-on parler d'une installation à risque ?


La méthanisation est un procédé ancien et bien connu en Europe, éprouvé depuis plusieurs dizaines d'année notamment dans les pays du nord (depuis les années 1990). Ainsi l'Allemagne dispose aujourd'hui de près de 10 000 méthaniseurs. Les risques d’incendie ou d’explosion liés au biogaz sont très faibles. En effet, le biométhane est injecté en permanence sur le réseau. Il n'y a donc pas de stockage de gaz sous pression sur le site. Par ailleurs, les installations font l'objet d'une surveillance continue et sont équipées de tous les élements de sécurité conformement à la réglementation en vigueur.




La méthanisation émet-elle des odeurs ?


Non, lors de la méthanisation, la décomposition des déchets est réalisée en absence d’oxygène, sans contact avec l’air ambiant et donc sans odeur. Les odeurs pourraient provenir uniquement de la matière organique avant méthanisation. Toutefois, des mesures sont prises pour les éviter : ▶ Le transport se fait dans des camions étanches et bâchés ; ▶ Les passages des camions sont réduits au maximum ; ▶ Les déchargements de matières présentant éventuellement un risque olfactif ont lieu dans un hangar fermé et étanche ; ▶ Les camions sont lavés ou rincés fréquemment. Nous serons par ailleurs extrêmement vigilants aux éventuelles demandes des voisins à ce sujet. Au terme du process, les acides gras volatils responsables des odeurs sont détruits : le digestat produit est inodore, même une fois épandu dans les champs. D'ailleurs, de nombreux agriculteurs recourent à la méthanisation pour réduire les odeurs d'épandage agricole des fumiers et des lisiers. Enfin, les matières organiques étant stockées sous des bâches ou hangar étanches, les insectes ne sont pas attirés et ne prolifèrent pas autour du méthaniseur.




Une unité de méthanisation fait-elle du bruit ?


Non, les émissions sonores de notre unité de méthanisation sont minimes. Lorsque l’installation est en cogénération, un moteur tourne en continu et peut générer du bruit. Ce n'est pas le cas pour notre installation en injection. Le bruit pourrait uniquement provenir de l'épurateur. Celui-ci étant placé dans un caisson insonorisé, il est impossible de l'entendre fonctionner à plus de 50m. Le matériel utilisé à l’intérieur de l’installation est également conforme aux limites réglementaires en matière d’émissions sonores. Aucun bruit n'est perceptible pour le voisinage.




Quel trafic est généré par le transport ?


Notre installation nécessite le passage d'environ 3 camions par jour (6 passages A/R).
La D215 est aujourd'hui empruntée par 2'200 véhicules par jour. En comptant les allers et retours, notre installation entrainera donc une augmentation de +0,3% de trafic. Par ailleurs, le transport est toujours optimisé pour réduire les distances et limiter les désagréments pour les riverains. Le passage à proximité des habitations s'effectuera à allure très réduite. De même, les horaires et les trajets de circulation seront adaptés pour éviter les zones les plus fréquentées.




Quelle intégration dans le paysage ?


Tout est fait pour rendre l’installation la moins visible possible. Pour créer une harmonie visuelle, nous avons fait appel aux services d'un cabinet d' architectes paysagistes. Plusieurs solutions ont été apportées comme le choix de teintes de matériaux adaptées aux milieux environnants, l’ enfouissement partiel des cuves de stockage et des digesteurs et l’implantation de nombreuses essences d'arbres et arbustes autour et à l'intérieur du site. Ce couvert végétal permettra également un retour de la biodiversité sur la parcelle.




Pourquoi proposer un financement participatif ?


La participation financière de citoyens à des projets pour développer les énergies renouvelables est courante au Danemark et en Allemagne (50% des projets entre 2000 et 2010 détenus par des citoyens). Nous considérons qu'en s'impliquant dans un projet de leur territoire, les habitants : ▶ Dynamisent l'activité économique de leurs communes et créent des emplois ; ▶ Touchent un complément de revenus (partage de la rentabilité du projet) ; ▶ Participent activement à la transition énergétique ; ▶ Renforcent l’intégration locale des projets en participant aux réflexions.




L'installation peut-elle déprécier les biens immobiliers ?


Au contraire ! La diminution de la valeur d'une maison serait due à des nuisances particulières de l'installation ; comme développé précédemment, ce ne sera pas le cas. Par ailleurs, une étude indépendante (cabinets Quelia, Segat et Artelia) s'est penchée avec précision sur ce sujet en Seine-et-Marne. Les conlusions sont claires : sur ces 10 dernières années, l'implantation de méthaniseurs agricoles en Seine-et-Marne n'a généré aucun impact sur les prix de l'immobilier des communes concernées. Au contraire, le développement d'une unité de méthanisation est perçu comme un signal positif pour l'attractivité du territoire. Elle inscrit pleinement ce dernier dans la transition écologique, dans l'autonomie énergétique et souligne que les entreprises sont les bienvenues sur la commune. La création d'emplois et l'activité économique indirecte sont des facteurs positifs supplémentaires.




Qu'en est-il de la concurrence entre Energie et Alimentation ?


Cette question fait l'objet d'un débat récurrent. En effet, dans certains pays, les surfaces agricoles destinées à l'alimentaire diminuent au profit de cultures à vocation énergétique (agrocarburants, méthanisation etc.). La France limite à 15% le recours à des "cultures principales" pour alimenter le méthaniseur. En d'autres termes, elle encadre l'utilisation énergétique des cultures potentiellement alimentaires. Dans le cas de notre installation, la quasi totalité de nos intrants seront des déchets ou des résidus de cultures. Ainsi, notre unité ne fera aucune concurrence à l'alimentation.




La méthanisation crée-t-elle des emplois ?


Tout à fait ! Les installations de méthanisation créent sur nos territoires des emplois non délocalisables. Pour notre projet, c'est 2 emplois directs permanents qui sont créés, auxquels s'ajoutent les emplois indirects (transports, maintenance, construction etc.)




Quel est le bilan CO2 d’une unité de méthanisation ?


En se basant sur une analyse complète de son cycle de vie (ACV), GRDF et l'ADEME estiment le contenu carbone du biométhane à 23,4 tonnes de CO2/GWh. Aussi, en se substituant au gaz naturel (227 tonnes de CO2/GWh), le biométhane permet d'éviter l'émission de plus de 200 tonnes de CO2/GWh. Notre installation, produisant environ 29 GWh/an de biométhane permet ainsi d' éviter l'émissions de 5800 tonnes de CO2 tous les ans dans l'atmosphère.




Peut-il y avoir un risque de fuite de matière ?


Le respect de l'environnement, et donc de notre territoire, est au coeur de notre projet. Afin de limiter tout risque, nous avons souhaité accorder une place prépondérante à la qualité de conception de l'installation. Ainsi notre installation présentera une double sécurité : - En amont : pour la conception des digesteurs et de la cuve à digestat, nous travaillons avec le leader français du secteur. La plus grande attention est portée à la qualité de ces cuves. - En aval : les cuves sont situées dans un bassin de rétention. Cette zone décaissée et étanchéifiée par membrane dispose d'un volume égal à celui de la plus grosse cuve. Ainsi, dans le cas improbable d'une éventuelle fuite, 100% du volume de la cuve serait capté et stocké. Enfin, nous travaillons avec des entreprises certifiées QualiMétha. Ce label est attribué aux constructeurs et équipementiers qui répondent à la fois aux exigences techniques (process, génie civil etc.) mais également aux critères de sécurité et de réglementations.





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